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Pesticides
Le 08/07/2009
Mot-clés : pesticides, eau
Les pesticides regroupent les substances naturelles ou de synthèse capables de prévenir, contrôler le développement d’organismes jugés indésirables. Ils sont généralement associés à un usage agricole mais ce terme englobe également les usages domestiques, de santé publique, de santé vétérinaire ou encore de voiries.
 
Dans le domaine de l’agriculture, les pesticides sont appelés « produits phytopharmaceutiques » (ou phytosanitaires). Il en existe principalement trois catégories :
- les herbicides (pour lutter contre les mauvaises herbes),
- les fongicides (pour lutter contre les champignons),
- les insecticides (pour lutter contre les insectes).

De quoi est composé un pesticide ?

Il est composé de deux types de substances :
- Une ou plusieurs matières actives : ce sont ces matières qui confèrent au produit l’effet poison désiré. Exemple : le glyphosate, le métaldéhyde (anti-limace), l’isoproturon …
- Un ou plusieurs additifs (adjuvants) : ces additifs renforcent l’efficacité du produit. Exemple : répulsif, vomitif, épaississant, anti-moussant, solvant…

En France, on compte environ 950 substances actives homologuées entrant dans la composition de 8000 spécialités commerciales. Pour les jardiniers amateurs, environ 115 matières actives sont fréquemment utilisées pour la composition des 500 produits « autorisés en jardins amateurs ».

Les pesticides utilisés peuvent contaminer les eaux souterraines en pénétrant dans le sol, ou se déverser directement dans les cours d’eau. Leur transfert vers les eaux dépend des périodes d’emploi, de leur solubilité dans l’eau, de leur stabilité chimique et biologique, des conditions climatiques et des caractéristiques des sols.

Réglementation dans les eaux de boisson

Pour les eaux à destination de consommation humaine, le code de la santé publique impose une teneur limite, au robinet, de :
- 0,1 µg/L par pesticide (sauf quatre d'entre eux : l'aldrine, la dieldrine, l'heptachlore et l'époxyde d'heptachlore, dont la limite applicable est de 0.03 µg /L, ce qui correspond à la valeur guide de l'OMS)
- 0,5 µg/L pour le total des pesticides quantifiés.

L'information de la population de la présence des pesticides doit être effectuée si la concentration en pesticides a été supérieure à 0.1 ug/L au robinet pendant plus de 30 jours au cours des 12 derniers mois.

Toxicité des pesticides

L’impact des produits phytosanitaires sur la santé dépend de plusieurs facteurs : la persistance du produit après épandage, la capacité à être mobilisés par les pluies et le ruissellement, la capacié de bioaccumulation dans les tissus vivants et la toxicité sur le milieu aquatique et sur l’homme. Cependant, leur toxicité probable pourrait s’ajouter à celle apportée par les fruits et légumes issus de l’agriculture extensive, et par l’usage de pesticides ménagers (jardinage, insecticides) ou professionnels (agriculture). Des substances indésirables pourraient ainsi s’accumuler dans les tissus toute la vie durant.

Certains pesticides, comme l’atrazine, un herbicide utilisé dans la culture du maïs, sont cancérigènes. L’atrazine est désormais interdit en France, depuis 2003, après 40 ans d’utilisation. Même si un pesticide interdit n’est plus utilisé, des traces de ce produit peuvent se retrouver dans le cycle de l’eau, le temps qu’il se dégrade. La demi-vie de l’atrazine dans le sol par exemple est d’environ 40 jours et environ 200 jours dans les eaux souterraines (Agency for Toxic Substances and Disease Registry, 1999). Le lindane, interdit depuis 1998, a une demi-vie dans les sols de 2 ans et une demi-vie dans l’eau de mer de 1,9 à 19 ans selon la température de l’eau.

Des expérimentations chez l’animal montrent que les principaux organes cibles sont le système nerveux, le foie et les glandes endocrines. Plusieurs pesticiides visuels sont des « perturbateurs endocriniens » qui agissent comme des hormones femelles. Ils ont été impliqués dans la baisse de la fertilité masculine. Suite à une forte exposition aux pesticides, les agriculteurs ont un risque augmenté de lymphomes. Les Produits phytosanitaires sont corrélés au risque de leucémie chez les enfants de parents exposés et de cancer de la prostate. En ce qui concerne la relation entre l’eau ingérée coontenant des pesticides et le cancer de l’estomac, les résultats sont contradictoires, et d’autres études sont nécessaires.

La mise en œuvre de filtres sur charbon actif permet la rétention des molécules, mais uniquement les pesticides non solubles dans l’eau.
 
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