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DOSSIERS
 
Polluants microbiologiques
Le 18/06/2009
Mot-clés : microbiologie, eau
Les eaux superficielles, et à degré moindre les eaux souterraines, contiennent de nombreux microorganismes dont certains peuvent êtrenuisibles pour la santé humaine.
 
Parmi les maladies liées à l’eau, on peut relever : les colibacilloses liées au colibacille, le choléra provoqué par Vibrio cholerae, la fièvre typhoide provoquéepar Salmonella.

Aussi, la bilhariose qui provoque des troubles graves du foie, de la vessie et des intestins, est due à un ver, le schistosome, vivant aux dépends de mollusques se développant dans les eaux stagnantes, comme c’est le cas dans les champs irrigués.

L’onchocercose est une maladie parasitaire qui engendre la cécité et qui est surtout présente sur le continent Africain. La simulie est le ver responsable de cette maladie.

Enfin, le plasmodium est le parasite responsable du paludisme. Il parasite un moustique qui a besoin d’eau et qui se satisfait de la moindre eau stagnante. Cette maladie, transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté, se traduit par des accès intermittents de fortes fièvres.

Aujourd’hui, ces maladies véhiculées par l’eau sont à l’origine de la mortalité très élevée des populations des pays en voie de développement.

Figure 3 : Maladies liées à l'eau et cas détectés dans le monde. Source : CNRS

La raison majeure de ce constat est la pauvreté et le non accès aux aménagements pour le traitement des eaux usées et à la fabrication d’eau potable.

Etant donné les grands progrès réalisés sur le traitement des eaux dans les pays occidentaux, ces maladies ne sont plus qu’anecdotiques, mais les cas de gastro-entérites liés à l’eau sont tout de même présents. Des études ont montré des corrélations entre l’augmentation du nombre de gastro-entérites aigues et les eaux de qualité bactériologique insuffisante.

Selon un rapport de l’Institut de Veille Sanitaire sur l’épidémie de gastro-entérites à germes multiples liée à la consommation de l’eau de distribution dans le Lot, en 2000, Le risque de gastro-entérite était 3 fois plus important pour les consommateurs d’eau du robinet que pour les non consommateurs et augmentait avec la quantité d’eau consommée. Les pathogènes en cause de cette épidémie de gastro-entérites étaient Campylobacter coli pour 3% des malades, rotavirus à 71 % et calicivirus pour 21 % des cas.

Principales causes de contamination bactériologiques

La contamination bactériologique est le plus souvent reliée à une dégradation brutale de la qualité de la ressource sans qu’il y ait une adaptation du traitement,de l’eau. La cause peut également provenir d’un dysfonctionnement ou l’absence d’installation de traitement, ou encore par une recontamination des réseaux par introduction d’eau contenant des parasites dans les canalisations.

Pour éviter toute contamination, les eaux de distribution subissent une désinfection, le plus souvent au chlore (gazeux ou eau de javel). Mais l’ozone et les ultra violets peuvent également détruire les germes pathogènes, bien que seul le chlore permet la désinfection tout le long du réseau puisqu’il est transporté le long des canalisations.

Limites et références de qualité appliquées en France pour l’eau potable : paramètres microbiologiques

L'eau doit être exempte de bactéries et de virus pathogènes. Les normes en vigueur imposent un contrôle strict des germes présents, sachant que certains se trouvent naturellement dans l’intestin de l’homme et des mammifères.

La qualité microbiologique de l’eau ne peut pas être vérifiée sur la totalité de l’eau : seuls des échantillons sont analysés. C’est pourquoi un volume d’eau est défini dans lequel il ne devra se trouver aucun germe pathogène. Par exemple, dans 100 ml d’eau, il ne doit il y avoir aucun Escherichia Coli ni aucun entérocoque : ce sont les limites de qualité microbiologiques impératives.

Leur absence est indiscutable car dans le cas inverse, leur présence signale un risque de contamination biologique possible, puisque virus et autres bactéries pathogènes peuvent se trouver dans l’eau uniquement en leur présence.

Figure 1 : Limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine,
paramètres microbiologiques.
Source : arrêté du 11 janvier 2007.




Figure 2 : Références de qualité des eaux destinées à la consommation humaine,
paramètres microbiologiques.
Source : arrêté du 11 janvier 2007.


Limites de qualité microbiologiques pour les eaux de source et eaux minérales naturelles

Les limites de qualité pour ces eaux sont plus strictes que l’eau de distribution.

Une absence de germes témoins de contamination fécale, de bactéries opportunistes potentiellement pathogènes (Pseudomonas aeruginosa), de micro-organismes pathogènes (Legionella species et Legionella pneumophila) de parasites (Cryptosporidium, Giardia), d’algues et de moisissures est obligatoire.

La réglementation exige une concentration encore plus faible pour le seuil acceptable de détection. Les contrôles sont plus stricts du fait que les eaux de sources et les eaux minérales naturelles ne subissent aucun traitement. Elles ne sont ni désinfectées ni conservées avec un désinfectant rémanent. Il faut donc s’assurer de leur innocuité durant toute leur durée de conservation.
 
   
   
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