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DOSSIERS
 
Radioéléments
Le 08/07/2009
Mot-clés : radioactivité, eau
Les radionucléides sont des composés radioactifs qui, en se désintégrant, sont suceptibles d’emettre des rayonnements ionisants. Certains existent à l’état naturel, d’autres sont entièrement artificiels.

On trouve parmi ces composés l’uranium, le plutonium, le thorium, le radium ou encore le tritium.
 
Norme concernant la radioactivité dans l’eau de boisson

L’activité alpha globale et l’activité bêta globale résiduelle servent à mesurer la présence de radon dans l'eau. Celui-ci provient de la désintégration naturelle de l'uranium.

Concernant la radioactivité, le 2 décembre 2003, l’AFSSA a recommandé qu’une eau minérale naturelle utilisée pour l’alimentation des nourrissons, soit conforme aux critères définis dans la directive européenne 98/83 pour l’eau de consommation humaine, à savoir :
- activité alpha globale (α) ≤ 0,1 Buéquerel/L
- activité bêta globale (β) ≤ 1 Bq/L
- dose totale indicative (DTI) ≤ 0,1 mSv/an
- teneur en tritium ≤ 100 Bq/L

A ce jour, ces critères ont été repris par la réglementation portant spécifiquement sur les eaux minérales naturelles :
- dans l’arrêté du 5 mars 2007 qui impose la détermination des activités α et β globales, de la teneur en tritium et autres radionucléides pour le calcul de la Dose Totale Indicative (DTI)
- et dans l’arrêté du 14 mars 2007 qui fixe notamment les exigences de qualité et mentions d’étiquetage relatives à l’alimentation des nourrissons.

Contamination des eaux

Par les mines d'uranium Les risques de contaminations liés à l’exploitation des mines d’uranium sont importants car dispersés sur tout le territoire français (210 mines ont été exploitées en France de 1946 à 2001).

Une partie des minerais extraits ont été considérés comme non exploitables (ils sont qualifiés de « stériles ») car insuffisamment radioactifs. Ils ont été utilisés le plus souvent comme matériaux de remblais. La quantité est estimée à 300 000 tonnes. Leur radioactivité résiduelle pose cependant de graves problèmes car ils contaminent les eaux avec lesquelles ils sont en contact. Ces eaux aboutissent inexorablement dans les nappes phréatiques.

Par les centrales nucléaires Les habitants situés à proximité de centrales nucléaires ou de sites de retraitement (le cotentin avec la Hague) sont très probablement à risques. Par exemple la pollution des eaux par les rejets de la centrale du Tricastin n’a pas pu être dissimulée au cours de l’été 2008.

D’autre part il existe également des eaux qui sont naturellement radioactives car elles proviennent de nappes phréatiques en contact étroit avec des roches qui sont naturellement radioactives. Le danger le plus important est représenté par le Radon, gaz naturel radioactif présent dans les caves de certaines habitations et qui peut se dissoudre dans les eaux des nappes phréatiques et se retrouver dans certaines eaux minérales. Le risque ne se situe pas au niveau de l’ingestion car le radon va rapidement s’échapper au moment de l’ouverture de la bouteille. Le risque est plutôt par inhalation en prenant une douche dont l’eau peut être contaminée par du radon.
 
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