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DOSSIERS
 
L’activité physique : facteur positif contre le déclenchement des cancers et les risques de rechute
Le 03/08/2009
Mot-clés : cancer du sein, prostate, exercice physique, colon, cancer
Les recherches sont maintenant très documentées et établissent un corrélation claire entre l’activité physique et des effets bénéfiques pour la santé : minoration du risque de certains cancers et même amélioration des chances de survie après traitement.
 
Les méta-analyses récentes effectuées sur 28 études de cohorte et 34 études de cas-contrôles* publiées avant septembre 2007, concluent à une réduction du risque de cancer du sein 25 à 30% en cas d’exercice régulier.

Diminution du risque de cancer du sein, en fonction de l'intensité de l'exercice

Une méta-analyse, publiée en 2005, portant sur 19 études de cohortes et 28 études cas-contrôles, retrouve une réduction du risque de cancer du côlon dans le cas d’une activité physique régulière chez l’homme et chez la femme. Par contre, l’incidence des cancers du rectum ne semble pas diminuer. 

Diminution du risque de cancer du colon

L’IGF est une hormone sécrétée en même temps que l’insuline lors de la digestion d’un repas. Elle est également en partie responsable de la croissance des cellules tumorales. L'activité physique permet de la même façon de la diminuer. C'est également le cas pour certaines hormones, telle la leptine, qui favorise la multiplication des cellules tumorales.


Prévention du cancer de la prostate

Pratiquer une activité physique régulière modère la sécrétion de certaines protéines comme les cytokines qui ont un rôle majeur dans le processus inflammatoire.

Impact sur la survie après un cancer

L’impact de l’activité physique a été exploré dans quatre cohortes de femmes porteuses de cancer du sein. Le maintient d’une activité physique après traitements diminue de près de 50% le risque de décès par cancer du sein. Le bénéfice en terme de survie à 5 et 10 ans est voisin de 4 à 6 %.

L’amélioration des chances se retrouve de la même façon pour d'autres cancers. Selon le CIRC, il semble qu'il y ait aussi un bénéfice pour la prévention et l’amélioration de la survie pour les cancers du pancréas, ou de l’endomètre.

*Pour évaluer l’impact de l’activité physique sur le cancer du sein, deux types d’études ont été menés: des suivis de cohorte et des analyses cas-contrôles. 

Les cohortes correspondent à des populations de femmes de 25 à 70 ans recrutées au sein de la population générale dans antécédent de cancer. Ces femmes sont suivies de façon prospective en analysant tous les deux ans, leur activité physique dans toutes ses composantes.

Dans les séries cas-contrôles, des femmes porteuses de cancer du sein sont comparées à une population contrôle comparable.

Photo : mikebaird

Dossier « Sport et Cancer »  Onko+ numéro 1 - février 2009.

Avec l'aimable autorisation du Dr. Thierry Bouillet
 
>> Lire la suite du dossier : Moins d’activité physique, plus de cancer
   
   
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