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Moins d’activité physique, plus de cancer
Le 03/08/2009
Mot-clé : exercice physique
Les modes de vies ont changé depuis cinquante ans. Moins d’activités physiques, une prise de poids moyenne importante et le risque d’apparition de certains cancers s’en trouve majoré. Le lien entre manque d’activité physique, surpoids et cancer est en partie lié à nos comportements et à l’incidence physiologique de trop de graisses.
 
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, avec l’urbanisation et l’industrialisation, les modes de vie ont changé et les individus se sont nettement sédentarisés. Accompagnant cette sédentarisation, la baisse d’activité physique, le surpoids et l’obésité se sont développés.

Les individus vivant en milieu urbain et industrialisé ont des niveaux d’activité inférieurs à ce qu’ils devraient avoir pour garder une forme optimum. Cette situation touche aujourd’hui la plupart des pays Occidentaux. Mais pas uniquement, dans la plupart des pays d’Asie et d’Amérique du Sud, la prévalence des pathologies chroniques, dont l’obésité fait partie, surpasse maintenant celle des carences nutritionnelles et des maladies infectieuses.

Le surpoids, un facteur de risque important

La prise de poids, le surpoids et l’obésité sont aujourd’hui bien plus fréquents que dans les années 80 et 90. Entre1990 et 2005, leur incidence a doublé dans les pays développés et la majoration du risque de cancer également, car le surpoids et l’obésité augmentent le risque.

Ce risque de voir apparaitre un cancer associé à l’insuffisance d’exercice physique a été calculé par le  Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) qui estime qu’environ 28% des hommes et 35% des femmes ont une activité physique insuffisante. Le manque d’activité physique et le surpoids  accroissent également le risque d’autres pathologies, notamment la dyslipidémie, l’hypertension, l’AVC (accident vasculaire cérébral), le diabète de type II et les maladies coronaires.

Le maintien d’un poids optimal tout au long de la vie pourrait être l’un des principaux moyens de se protéger du cancer.

Excès de graisse : le plein d’hormones et de cancérigènes

Il existe une relation physiologique entre l’excès de graisse, l’équilibre hormonal de l’organisme et le développement du cancer.

Les cellules adipeuses (ou adipocytes) libèrent des hormones, comme l’œstrogène qui augmente le risque de certains cancers, notamment le cancer du sein. L’excès de graisse, pousse également l’organisme à produire des hormones dites « de croissance ». À des niveaux élevés, elles sont liées à un risque de cancer plus important.

Par ailleurs, il apparait que la localisation du stockage de la graisse dans le corps a un impact sur le risque de certains cancers. Ainsi, l’excès de graisse autour de la taille agit comme une « pompe à hormone » libérant de l’œstrogène (hormone) dans le sang et provoquant une augmentation des niveaux d’autres hormones dans l’organisme. Ce mécanisme serait lié à l’apparition du cancer colorectal et probablement à ceux du pancréas, de l’endomètre, ainsi qu’à celui du sein chez les femmes ménopausées. 

De plus, beaucoup de polluants cancérigènes se logent dans les cellules graisseuses et s’y accumulent

Photo : gertrudk

Dossier « Sport et Cancer »  Onko+ numéro 1 - février 2009.

Avec l'aimable autorisation du Dr. Thierry Bouillet
 
>> Lire la suite du dossier : Prévention des cancers par l'exercice physique : les indicateurs à surveiller
   
   
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