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Les avantages du bio sur le plan nutritionnel
Le 24/12/2009
Mot-clé : bio
Des études montrent déjà le bénéfice des produits issus de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle, d’un point de vue nutritionnel.
 
Selon l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), l’impact nutritionnel du bio doit être réalisé par des études comparatives sur le long terme auprès de consommateurs de produits biologiques et de consommateurs de produits conventionnels. Mais quelques résultats montrent déjà le bénéfice des produits issus de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle, d’un point de vue nutritionnel.

Des procédés qui conservent les qualités nutritionnelles

Tout d’abord, l’approche technologique en agriculture biologique est de favoriser les procédés de transformation qui préservent les qualités nutritionnelles de matières premières. Par exemple, les pains bio sont plus riches en minéraux, en fibres et en vitamines car les procédés de broyage du blé amènent à une meilleure conservation du germe au moment de la panification qu’en agriculture conventionnelle.

Des aliments plus riches en vitamines et composés phytochimiques

La vitamine C constitue un bon indicateur de la valeur nutritionnelle en vitamines d’un aliment : elle se trouve en quantité élevée dans les légumes et les fruits et est un antioxydant majeur. La vitamine C est fragile, vulnérable à la lumière et la chaleur et constitue par conséquent un bon test des conditions de traitement et de conservation des aliments.

Les résultats des études sur la vitamine C indiquent qu’il y a un effet positif sur la teneur en vitamine C de la pomme de terre, des tomates et du céléri. La teneur en vitamine C est un peu plus importante dans ces légumes issus de l’agriculture biologique que ceux venant d’agriculture conventionnelle.

En ce qui concerne la vitamine A, et particulièrement le béta-carotène, aucune différence significative n’a été constatée entre les produits bio et les produits conventionnels. Pour les autres vitamines, peu de données sont disponibles à ce jour.

Egalement, les fruits et légumes sont très riches en composés phytochimiques. Ce sont les molécules responsables de la couleur et des propriétés organoleptiques (goût, odeur...) de ces aliments, comme le rouge de la fraise ou l’odeur caractéristique de l’ail. Comme les plantes ne peuvent fuir leurs agresseurs, elles fabriquent ces composés phytochimiques, qui leur permettent de se défendre contre les infections et dommages causés par les agressions extérieures. Puisque la production des composés phytochimiques est directement liée au stress encouru par la plante, il est à prévoir que les végétaux cultivés de façon naturelle, sans pesticides synthétiques, et qui sont donc plus susceptibles d’être agressés, contiennent de plus grandes quantités de ces composés. Or ce sont ces molécules, dont les polyphénols des fruits rouges et le sulphorafane du brocoli, qui sont si bénéfiques pour la santé et qui peuvent même dans certains cas prévenir le cancer.

L’étude de Mitchell A.E. en 2007 montre d’ailleurs que les tomates issues de l’agriculture biologique seraient plus riches en composés phytochimiques que celles cultivées de manière conventionnelle. Les tomates bio auraient près de 80% de plus de quercétine que les tomates conventionnelles et 97% de kaempférol en plus.

Lipides : plus d’oméga-3 pour les produits issus d’agriculture biologique

Les lipides sont non seulement des réserves énergétiques mais constituent aussi les membranes de nos cellules. Ils jouent donc un rôle majeur et sont importants pour notre santé. On distingue les acides gras saturés, d’origine animale, qui se trouvent dans le beurre, le lait, la viande, et les acides gras insaturés qui sont essentiellement d’origine végétale. Parmi les insaturés, on retrouve les acides gras polyinsaturés, dont la famille des oméga-3 (acide alpha-linolénique, EPA, DHA) et la famille des oméga-6 (acide linoléique).

Le lait bio contient naturellement plus d’acides linoléiques conjugués (ALC) que le lait produit par l'agriculture conventionnelle. Or ces ALC ont une capacité inhibitrice sur le cancer et préviennent également l’athéroschlérose.

Des données de Gerber et al. indiquent également que le fromage de chèvre issu d’agriculture biologique présente des teneurs en oméga-3 supérieures à celles des fromages de chèvre traditionnels.

De manière générale, la tendance observée en production biologique est que la teneur en lipides totaux est inférieure par rapport aux produits issus d’agriculture conventionnelle et la proportion d’acides gras poly-insaturés est plus importante :

« L’activité physique accrue due au parcours, le recours à des fourrages et /ou au pâturage contribuent à réduire la vitesse de croissance, l’état d’engraissement de la carcasse et la teneur en lipides intramusculaires chez les ruminants, les porcs et les volailles. Des modifications notables des profils en acides gras, en particulier en augmentant les teneurs en acides gras poly-insaturés des produits animaux sont observées”, selon l’AFSSA.


Les protéines : un meilleur équilibre en acides aminés essentiels

La teneur inférieure en protéines dans les céréales issues de l’agriculture biologique modifie la qualité boulangère mais ces céréales contiendraient plus d’acides aminés essentiels. Selon le rapport de l’AFSSA :

« La teneur en protéines des céréales issues d’agriculture biologique semble être plus faible que celle des céréales issues d’agriculture conventionnelle ; cette moindre teneur est sans doute liée à la limitation des apports azotés en production biologique. L’équilibre en acides aminés essentiels de ces protéines serait par ailleurs meilleur. »


Photo : kthread
 
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