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DOSSIERS
 
Nos besoins en omégas 3
Le 29/10/2009
Mot-clé : omega 3
Dans l’idéal, il faudrait consommer 4 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3, 5 fois au maximum. Or, dans la plupart des pays, cet équilibre est loin d’être atteint et les gens consomment plutôt 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3. Les chercheurs conseillent de corriger ce déséquilibre en diminuant la part d’oméga-6 dans l’alimentation mais surtout en augmentant l’apport en oméga-3.
 
Situation en France

La déficience en omégas 3 en France a été reconnue par l’AFSSA en 2003. Les apports en alpha-linolénique ont été évalués chez 2099 hommes et 2785 femmes sur une période de 30 mois entre 1994 et 1998. L’apport en acide alpha-linolénique était plus de deux fois inférieur à l’apport conseillé.

Plusieurs autres études ont été menées sur la consommation des omégas 3 en France. Globalement, il en ressort que l’estimation des apports journaliers en acides gras oméga 3 (acide alpha-linolénique et acides gras oméga 3 à longue chaîne) dans la population française est imprécise, du fait des limites des études de consommation induites par la difficulté de renseigner précisément des nutriments consommés en faible quantité et de façon très variable d'un jour à l'autre. Cependant, en dépit des imprécisions des différentes études, les données montrent que l’apport en acide alpha-linolénique est insuffisant en France et loin de couvrir les ANC, en particulier en ce qui concerne la proportion acide linolénique / acide alpha-linolénique.

Apports nutritionnels recommandés

L’apport nutritionnel conseillé en ALA est de 2 g/jour chez l’homme soit 2 cuillères à soupe d’huile de colza ou de noix (1,6 g/jour chez la femme).

La Société internationale pour l’étude des acides gras et des lipides recommande en 2004 un minimum de 500 mg d’EPA + DHA par jour. L’Association américaine de cardiologie recommande 1 g d’EPA + DHA par jour pour les personnes à risque cardiovasculaire. Deux à trois rations de poissons gras par semaine apportent environ 1 g d’EPA et de DHA, soit environ 350 mg d’EPA et environ 650 mg de DHA.

En pratique, il est admis que si les apports d’un individu se situent entre le besoin moyen, correspondant à un peu plus des deux tiers des ANC, et l’ANC, les risques de carences nutritionnelles sont faibles.

Tableau 1 : tableau synthétique des apports conseillés en acides gras chez l’adulte (Martin, 2001)
1 : Ce rapport recommandé de 5 s’applique aux adultes seulement.

*DHA : acide docosahexaénoïque (C 22:6 n-3)
** AGPI-LC : acides gras à longue chaîne de la famille des oméga 6 et des oméga 3
NB : ces valeurs sont établies sur la base de l’apport énergétique total (AET) de la ration journalière des différentes populations mentionnées dans le tableau, d’un apport énergétique d’origine lipidique de 33 % de l’AET et d’un rapport 18:2 n-6 / 18:3 n-3 égal à 5.
 
>> Lire la suite du dossier : Les sources alimentaires en oméga-3
   
   
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